Category Archive:cuisine du jardin

les pêchers en 2011

2011 : aurais-je des pêches ?

 

 

Mais ça devient une rengaine cette histoire de pêches… Deux ans que je blogue maintenant et au moins autant de temps que je galère avec mes trois pêchers. Souvenez vous, je vous en avais parlé l'année dernière, en 2010, ICI et et en 2009, par LÀ.

Je vais donc un peu radoter je pense… Mais j'y tiens à ces pêchers… C'est mon grand-père maternel, Papi Boulon, qui me les a démarré !! Lorsqu'il mange des pêches, il cache le noyau dans les parterres de fleurs de la grand-mère, Mamie Boulon, et il les oublie… Plus tard, de petits pêchers poussent et la grand-mère râle. Bon elle ne râle pas tant que ça mais du coup j'ai récupéré six pêchers ! Trois sont dans mon jardin et trois autres chez les voisins ! Et l'un de ces trois pêchers est contre le mur de la grange, bien plaquée contre un mur calcaire au sud et lui ne souffre absolument pas de la cloque du pêcher… Ce qui me fait dire que la cloque aime l'humidité ou que le pêcher aime la chaleur…

 

 

Et l'on en revient encore et toujours à cette histoire de cloques du pêcher…

L'année dernière, j'avais traité à l'ail deux pêchers sur trois pour voir si ce traitement avait un véritable effet sur les arbres. J'en ai conclu que ça marchait vu que le pêcher qui n'avait pas reçu d'ail continuait à souffrir. J'ai donc un traitement à base d'ail pour soigner lorsque la cloque est là mais ce serait tout de même mieux de pouvoir agir avant et de ne pas avoir de cloque… Et du coup, d'avoir peut être des pêches !!

Après avoir pris quelques renseignements, j'ai vu qu'on pouvait agir avant l'apparition de la cloque pour éviter son arrivée. Et pour cela, il faut utiliser une décoction à base de prêle. Ça tombe bien, j'ai la chance d'avoir de la petite prêle qui pousse naturellement dans le jardin !! Mais cette prêle pousse l'été et il faut passer le traitement au moment du débourrement… Et c'est quand le débourrement vous entends je dire !! Et bien ça dépend ! Ça dépend du temps, de la région et de l'âge du capitaine ! Ce qui veut dire qu'il faut surveiller les arbres et il faut agir lorsque les boutons commencent à sortir… Et cette année c'était début mars !

 

 

Petite prêle de cette année en cours de pousse

 

 

 

Paquet de prêle sèche

 

L'année dernière j'ai donc fait des petits paquets de prêle que j'ai mis à sécher en prévision de cette période de débourrement ! Et le moment venu, j'ai préparé ma décoction, puis Le Gars et moi, l'avons pulvérisé plusieurs fois sur les pêchers.

 

Décoction de prêle

Prêle

Eau

Pour 100g de prêle, il faut 1 litre d'eau.

Faire bouillir la prêle pendant 1h. Laisser refroidir puis diluer à 10%  la préparation dans de l'eau. Verser dans le pulvérisateur et arroser copieusement les pêchers.

La première fois, il faut faire trois pulvérisations réparties sur une semaine. Puis une fois par semaine pendant 3 à 5 semaines. La prêle soigne aussi comme l'ail sans faire tomber les feuilles.

La décoction se conserve très bien dans un récipient fermé pour éviter les odeurs !!

 

 

Et donc deux mois après cette pulvérisation, comment vont mes pêchers ?! Et bien ils vont plutôt bien et je devrais avoir des pêches cette année ! Les deux pêchers qui ont été traité à l'ail l'année dernière sont légèrement cloqués mais pleins de fruits. En revanche, le petit dernier, qui n'a pas été traité l'année dernière est tout cloqué. J'ai du lui enlever toutes les feuilles et celles qui repoussent sont cloquées… Il va falloir que je lui fasse un traitement à l'ail.

 

 

Pêches en formation entre le 23 – 30 avril 2011

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un peu comme...

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finalement je ne mangerais sans doute pas de pêche….

Il y a quelques temps, je vous disais combien j'étais contente d'avoir pu combattre la cloque de mes pêchers !! De plus quelques fruits ornaient mes arbres… Si vous voulez lire ou relire cette histoire, vous pouvez aller par et pour connaître le début de l'aventure, l'année dernière, c'est par ici !!
 
 
 
 La cloque du pêcher c'est finalement assez esthétique…
 
 
Hélas, mille fois hélas, cette joie a été de bien courte durée… Les deux pêchers qui font des fruits sont recouverts d'une engeance : les maudits pucerons verts….
 
 
 
Le puceron vert du pêcher est excessivement dangereux pour le pêcher mais également pour les autres végétaux qui l'entoure… Il est le vecteur de nombreux virus comme le sharka du prunier qui rend le fruit immangeable… Ce virus ne touche pas que les pruniers mais tout les fruitiers à noyaux et si je vous parle de ce virus en particulier c'est parce que j'ai deux pruniers… Un prunier à petites prunes rouges et un tout jeune reine-claudier qui est à moins de dix mètres d'un des pêcher infecté…. Arg !!
 
Hélas mille fois hélas, je m'en suis aperçue bien trop tard et je crains que le traitement administré ne soit pas assez fort… Il semble que l'ortie soit très efficace contre ces vauriens verts. J'ai donc préparé spécialement pour ces misérables parasites une tisane d'ortie que je leur ai ensuite gentillement pulvérisé.
 
 
Tisane d'ortie contre les affreux
 
ortie
eau
gamelle
pulvérisateur
 
Ramasser une gamelle d'ortie non montée en graine, si vous ne voulez pas en semer, et la remplir d'eau. Faire bouillir et laisser infuser 6h. Verser l'eau de la tisane dans un pulvérisateur et partir à l'assaut des encombrants visiteurs !!
 
 
 
Il a vraiment l'air mal en point : les feuilles sont toutes repliées et rougeâtres…
 
 
J'ai aussi remarqué que pour m'aider dans cette entreprise, quelques coccinelles avaient décidé d'ouvrir un restaurant sur les feuilles de mes pêchers !! J'en suis ravie, mais hélas, encore une fois hélas…. Il y a évidemment quelques coccinelles asiatiques…
Ces coccinelles sont arrivées de Chine et ont touché l'Europe surtout à la fin du XXème siècle pour aider dans les luttes biologiques contre les infâmes créatures. Hélas, une myriade d'hélas, elles ont échappé à tout contrôle et comme elles sont très prolifiques, elles ont commencé à prendre la place des espèces locales, tueuses de pucerons, comme la coccinelle à 7 points.
 
 
 
 
Une première coccinelle asiatique
 
 
 
Et une deuxième…
 
 

Ces coccinelles ne sont pas aisément reconnaissables parce qu'elles ont plusieurs aspects… En effet, leur coloration et les motifs présents sur les élytres peuvent être très différents. Il existe ainsi plus d'une trentaine de coccinelles asiatiques distinctes. L'observatoire des coccinelles asiatiques fait le suivi de cette population afin de suivre son expansion.

 

 

 Est-ce une troisième coccinelle asiatique ou une autochtone à 2 points ?

 
Cependant il y a quand même quelques coccinelles locales qui ont décidé de se restaurer dans ces pêchers !!
 
 
 
Il s'agit sans doute d'une coccinelle à 10 points
 
 
 
La fameuse coccinelle à 2 points, qui comme celle à 7 points adorent les pucerons !
 
 
 
Et ici, avec une larve de coccinelle asiatique et deux pucerons en train de mater, un accouplement de deux types différents de coccinelles à 2 points !!
 
 
 
Les pêches sont toujours dans l'arbre, mais je crains qu'elles ne poussent plus guère… C'est pourquoi ce titre à ce billet : finalement, je ne mangerai sans doute pas de pêche…
 
 
Edit du 09 juillet : la pulvérisation de la tisane d'ortie a eu lieu dimanche dernier. Ce soir en rentrant chez moi après une semaine de déplacement, je suis allée voir l'état des pêchers… Ô miracle !!! Il n'y a presque plus de pucerons !! La tisane d'ortie semble avoir fonctionné !! Alors j'ai prévu de leur refaire une pulvérisation ce weekend !!
 

un peu comme...

un jour je mangerai des pêches !

Je vous avais dit la semaine dernière que je vous parlerai bientôt de mon jardin. Et bien je vais commencer avec les pêchers.
 
L'année dernière je vous avais raconté comment j'avais courageusement combattu la cloque du pêcher pour sauver les trois pêchers de Papi Boulon d'une mort certaine. Si vous voulez vous pouvez relire cet épique épisode par ici.
 
 
 
 
Pour terrasser la bête il fallait que je pulvérise au moment du débourrement un extrait de prêle. Comme j'ai la chance d'avoir de la prêle dans le jardin j'avais préparé, l'été dernier, une provision de cette plante séchée pour asséner le coup de grâce à la vilaine. Hélas, mille fois hélas, j'ai raté le débourrement et la misérable cloque est revenue….
 
 
 
 
Je ne pouvais donc plus faire grand chose si ce n'est attendre et soigner au fur et à mesure en enlevant les feuilles malades. Je leur ai aussi préparé une infusion d'ail que j'ai pulvérisé sur deux de mes trois pêchers. Je voulais vérifier que cette potion était véritablement efficace… Et bien elle l'est !! Le pêcher qui n'a pas reçu la potion magique a été entièrement recouvert de cloques… Il a fallu que je lui enlève toutes ses feuilles pour le sauver !! Ne vous inquiétez pas, il va mieux maintenant…
 
 
 
 
Qu'en est-il aujourd'hui… Et bien les deux pêchers qui ont reçu l'infusion d'ail font des pêches !! Si si !! Le premier a deux pêches et le deuxième QUATRE !!
 
 
 
 
23 mai 2010 : un bébé pêche
 
 
 
 
12 juin 2010 : une pêche adolescente
 
 
 
J'en reviens donc au titre de mon billet : un jour je mangerai des pêches. Titre que je complète par : de mon jardin !!
 
 
 

un peu comme...

La cuisine du jardin

J'aime l'endroit où je vis. Je suis à la campagne et je peux profiter d'un grand jardin et d'un potager. J'ai aussi quelques arbres fruitiers : 4 pommiers à couteaux différents et 1 pommier à cidre. Il y a aussi un prunier à prune rouge et chair jaune et un reine-claudier que j'ai planté il y a 2 ans maintenant.

 

 
 
Et j'ai aussi 3 pêchers… J'y tiens beaucoup à ces pêchers. Mon grand-père est un grand farceur !! Lorsqu'il mange des pêches, il cache les noyaux dans les jardinières de ma grand-mère… Et lorsque les plants ont poussé, que ma grand-mère a rouspété, il les met dans des pots et me les donne !!! J'ai donc 3 pêchers et mes voisins en ont 3 aussi maintenant !!!

Mais mes pêchers sont malades. Tous les ans ils subissent l'attaque de la cloque du pêcher (en bas à droite) !! L'année dernière, j'ai mis un peu de bouillie bordelaise… Et l'attaque a eut lieu… Cette année j'ai mis, tardivement hélas, de la cendre autour du pied du plus petit et il est moins attaqué que les autres. Je vais donc recommencer. Les pêchers de mes voisins sont aussi attaqués par cette engeance sauf celui qui est placé contre le mur en calcaire au sud… Et il a 12 pêches en formation !!

 

 
En suivant les bons conseils du livre de Bernard Bertrand, Jean-Paul Collaert et Eric Petiot, "purin d'ortie et compagnie", j'ai réalisé des décoctions d'ail (aulx) que j'ai pulvérisé 2 fois à 3 semaines d'intervalle sur mes pêchers. Ouf, ils vont mieux. Il faut aussi enlever les feuilles abimées et les brûler ou les jeter à la poubelle mais surtout pas dans le compost !! Du coup, je vais sévir l'année prochaine !!! J'ai la chance d'avoir de la prêle dans mon jardin et la décoction de cette herbe permet de traiter cette cloque ! J'en ais donc mis à sécher et l'année prochaine je ferai un traitement préventif !
 
 

L'infusion d'ail

100g d'ail

1l d'eau

 

Hacher 100g d'ail et plonger les dans l'eau. Porter à ébullition et laisser infuser 1H. Filtrer, mettre dans un vaporisateur et employer pur.

 

La décoction de prêle

500g de prêle séchée

5l d'eau

 

Faire bouillir, pendant 1h, 500g de prêle dans 5l d'eau. Diluer ensuite à 10% et traiter 1 fois par semaine pendant 3 à 5 semaines dès le débourrement. Donc pour l'année prochaine, c'est cendre toute l'année, décoction de prêle au début de l'automne et au début du printemps. Et si je rate le débourrement ou si ça ne marche pas je ferais de l'infusion d'ail pour soulager mes pêchers.
 
 

Et la prochaine fois, je vous parlerais de mon cassis !!

 

un peu comme...